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Ligue des Champions : PSG-Barça, Lens et Lille sous pression

Ligue des Champions : Paris attend le Barça, Lens et Lille jouent gros Deux matchs, six points, dix buts marqués. Le Paris Saint-Germain a lancé sa saison européenne exactement comme il avait terminé la précédente : en patron. Mardi soir, au Parc des Princes, le double tenant du titre reçoit le FC Barcelone, deuxième du…

Ligue des Champions : Paris attend le Barça, Lens et Lille jouent gros

Deux matchs, six points, dix buts marqués. Le Paris Saint-Germain a lancé sa saison européenne exactement comme il avait terminé la précédente : en patron. Mardi soir, au Parc des Princes, le double tenant du titre reçoit le FC Barcelone, deuxième du classement et lui aussi à 100 %. Un PSG-Barça en octobre, avec la première place en jeu… On a connu des mardis plus tranquilles.

Mais cette 3e journée de la phase de ligue ne se résume pas à l’affiche du Parc. Lens se déplace à Bruges, Lille reçoit Galatasaray, et pour les deux clubs du Nord, la couleur de l’automne européen pourrait bien se décider cette semaine. Voilà où on en est.

Un début de saison européenne à 100 à l’heure

Autant le dire tout de suite : les défenses ont pris cher. Lors de la 2e journée, 78 buts ont été inscrits en 18 rencontres, soit une moyenne de 4,33 par match. C’est un record pour la compétition depuis le passage au nouveau format. Le seul mercredi soir a vu tomber 46 buts en neuf matchs. Du jamais vu.

Quelques scores donnent le vertige. Aston Villa a passé six buts à Fenerbahçe. Liverpool l’a emporté 6-3 à Linz. Le Real Madrid a gagné 4-3 à Rome, et Club Bruges est allé battre l’Inter Milan 4-3 à San Siro. Et pendant ce temps-là, Viking Stavanger accrochait le Bayern Munich (3-3). Franchement, si vous aimez les 0-0 tactiques, cette Ligue des Champions n’est pas pour vous.

Résultat ? Neuf équipes comptent déjà six points sur six. À l’autre bout, huit clubs n’ont toujours rien pris, dont des noms qui piquent : l’Inter, finaliste en 2025, Naples ou encore le FC Porto.

Le classement de la Ligue des Champions après deux journées

Voici le haut du tableau, avec en prime la position de Lens. Lille, toujours sans point, se trouve dans le dernier tiers du classement.

RangClubPtsVNDButsDiff.
1Paris Saint-Germain620010-3+7
2FC Barcelone62009-2+7
3Aston Villa62009-2+7
4VfB Stuttgart62006-1+5
5Liverpool62008-4+4
6Sporting Portugal62005-1+4
7Arsenal62004-0+4
8Real Madrid62006-4+2
9Betis Séville62006-4+2
10Bayern Munich41108-3+5
19RC Lens31013-4-1

Petit rappel utile, parce que le format à 36 équipes continue de donner des migraines à certains. Chaque club joue huit matchs contre huit adversaires différents, quatre à domicile et quatre à l’extérieur. Ensuite, le classement unique fait le tri :

  • De la 1re à la 8e place : qualification directe pour les huitièmes de finale, et donc pas de barrage en février.
  • De la 9e à la 24e place : barrages aller-retour pour décrocher un ticket en huitièmes.
  • De la 25e à la 36e place : élimination sèche, sans repêchage en Ligue Europa.

Concrètement, deux journées ne disent pas tout. Mais elles disent déjà qui a envie. Et tout en haut, il y a Paris.

PSG-Barça : un mardi qui sent la finale avant l’heure

Paris, double champion d’Europe et toujours affamé

Il faut se replacer dans le contexte. Le 30 mai dernier, à la Puskás Aréna de Budapest, le PSG a battu Arsenal en finale aux tirs au but (1-1 après prolongation, 4-3 aux t.a.b.). Kai Havertz avait ouvert le score dès la 6e minute, Ousmane Dembélé avait égalisé sur penalty à l’heure de jeu, puis Gabriel avait envoyé la dernière tentative londonienne au-dessus. Deuxième sacre d’affilée : aucun club français n’avait jamais fait ça, et dans l’ère moderne, seul le Real Madrid avait réussi à conserver son titre avant Paris.

Le problème, pour les adversaires, c’est que ce PSG ne semble pas rassasié. Le club de la capitale vise désormais un triplé que seul le Real Madrid (2016, 2017, 2018) a réalisé depuis la création de la Ligue des Champions. Et pour l’instant, la machine tourne.

Contre le Slovan Bratislava, Paris a déroulé (6-1) avec un doublé de Dembélé, un triplé de Ferran Torres et un but de Fabián Ruiz. Puis il y a eu ce déplacement à l’Etihad Stadium, le genre de soirée où l’on mesure la taille d’une équipe. Désiré Doué a ouvert le score, Dembélé, Vitinha et Maghnes Akliouche ont suivi. Manchester City a sauvé l’honneur grâce à un doublé d’Erling Haaland, mais le 4-2 final est presque flatteur pour les Citizens : Ferran Torres a même raté un penalty en fin de match.

Parlons justement de Ferran Torres. Arrivé cet été en provenance de Barcelone, l’attaquant espagnol a parfaitement réussi ses débuts, avec sept buts toutes compétitions confondues selon la presse, dont trois en C1. Ironie du sort : c’est lui qui avait ouvert le score pour le Barça contre Paris il y a un an. Mardi, il pourrait débuter face à son ancien club, d’autant que Khvicha Kvaratskhelia traverse une période plus compliquée et n’a pas encore été titularisé en Ligue des Champions cette saison.

Le Barça de Flick, des flèches devant mais des trous derrière

En face, le FC Barcelone d’Hansi Flick arrive avec la même fiche parfaite : 5-1 contre Feyenoord, puis 4-1 sur la pelouse de Galatasaray. Les Catalans ont digéré les départs de Ferran Torres et de Robert Lewandowski, notamment grâce à Raphinha. Replacé en pointe, le Brésilien affiche déjà 14 buts cette saison, d’après les décomptes de la presse. Ajoutez Lamine Yamal, Pedri et Fermín López, et vous comprenez pourquoi personne au Parc ne s’attend à une soirée tranquille.

Mais attention : l’infirmerie est pleine des deux côtés, et surtout côté barcelonais, en défense. Voilà le point sur les absences connues à la veille du match :

  • Nuno Mendes (PSG) : blessé à la cuisse samedi à Strasbourg (victoire 3-1), il manquera le choc. Un vrai coup dur pour le couloir gauche parisien.
  • Alessandro Longoni (PSG) : le troisième gardien est forfait, Adam Mouak le remplace dans le groupe.
  • Eric Garcia (Barça) : touché à la cuisse, absent trois à quatre semaines selon le club.
  • Jules Koundé (Barça) : forfait (cheville), ce qui laisse Flick sans ses deux latéraux droits habituels.
  • Andreas Christensen (Barça) : encore à l’infirmerie.
  • Gerard Martín (Barça) : incertain après un coup reçu contre le Betis.

Bonne nouvelle en revanche pour Luis Enrique : Akliouche s’est entraîné normalement lundi, et Senny Mayulu a fait son retour dans le groupe. Le coach a aussi préservé Marquinhos à Strasbourg pour l’avoir à 100 % mardi. Le match sera arbitré par l’Anglais Michael Oliver, coup d’envoi à 21 h sur Canal+ Foot.

Et c’est là que ça se complique pour le Barça. Sans ses latéraux droits, face à un Paris qui adore attaquer la profondeur avec Doué et Dembélé, la soirée pourrait vite ressembler à un exercice de survie dans un couloir. À l’inverse, Paris sans Nuno Mendes perd une arme offensive majeure, et Yamal aura forcément l’œil sur ce côté-là.

Une rivalité qui a déjà tout connu

PSG-Barça, ce n’est jamais un match comme les autres. Les supporters parisiens ont encore en tête le 4-0 de février 2017 au Parc… puis le cauchemar du 6-1 au Camp Nou trois semaines plus tard. Sur le banc catalan ce soir-là ? Un certain Luis Enrique. Le destin a de l’humour.

Depuis, Paris a pris sa revanche à plusieurs reprises. En 2021, Kylian Mbappé avait signé un triplé au Camp Nou (1-4). En 2024, en quarts de finale, les Parisiens avaient renversé la situation à Barcelone (1-4) après avoir perdu l’aller au Parc (2-3). Et en octobre 2025, en phase de ligue, Paris avait arraché la victoire sur le fil en Catalogne (1-2), avec une équipe pleine de remplaçants et de jeunes du centre de formation. Senny Mayulu avait égalisé, Gonçalo Ramos avait fait gagner Paris en toute fin de match.

Bref, l’histoire récente penche du côté parisien. Mais ce Barça-là marque à la pelle. Un nul ne surprendrait personne, et une victoire de l’un ou de l’autre enverrait un sacré message au reste de l’Europe.

Lens et Lille : l’heure de vérité pour les Nordistes

Si Paris fait la course en tête, le bilan des deux autres représentants français est nettement plus mitigé. La 2e journée a même fait mal : Lens et Lille ont perdu le même soir, avant que le PSG ne sauve l’honneur du football français à Manchester. Petit récapitulatif.

JournéeClubMatchScoreButeurs du club français
J1PSGPSG – Slovan Bratislava6-1Dembélé (2), Ferran Torres (3), Fabián Ruiz
J1LensSlavia Prague – Lens2-3Sima, Thauvin, Aguilar
J1LilleLille – Betis Séville2-3–
J2PSGManchester City – PSG2-4Doué, Dembélé, Vitinha, Akliouche
J2LensLens – Sporting Portugal0-2–
J2LilleArsenal – Lille3-0–

Lens à Bruges, attention au piège belge

Lens avait pourtant démarré sa campagne de façon complètement folle. À Prague, menés 2-1 à l’entrée du temps additionnel malgré une supériorité numérique pendant toute la seconde période, les Sang et Or ont renversé le Slavia au bout du bout : Florian Thauvin a égalisé de la tête, puis Ruben Aguilar a offert la victoire. Le genre de soirée qui fait rêver tout un bassin minier.

Sauf que le soufflé est retombé. Le 13 octobre, à Bollaert, le Sporting Portugal s’est imposé 2-0 sans trembler. Entre-temps, le club a changé d’entraîneur : Dino Toppmöller est parti d’un commun accord le 15 septembre, et Yannick Cahuzac a pris le relais. Un ancien de la maison, qui connaît la ferveur de Bollaert, mais qui découvre la Ligue des Champions comme coach principal.

Avec trois points, Lens pointe au 19e rang, dans la zone des barrages. Pas de panique, donc. Mais mercredi (21 h, Canal+), le déplacement à Bruges ressemble à un piège. Les Belges ont perdu d’entrée contre Aston Villa (2-3), avant d’aller gifler l’Inter à San Siro (3-4). Une équipe capable du pire comme du meilleur, et toujours redoutable à domicile. Un point là-bas ne serait pas un drame. Une défaite, en revanche, compliquerait sérieusement la suite.

Lille-Galatasaray, le match qu’il ne faut pas perdre

Pour Lille, on ne va pas se mentir : la situation est déjà tendue. Battus à domicile par le Betis Séville (2-3) lors de la première journée, les Dogues ont ensuite pris une leçon à l’Emirates contre Arsenal (3-0), malgré une entame de match encourageante. Zéro point, six buts encaissés, et une impression de fragilité défensive qui inquiète.

Davide Ancelotti, arrivé sur le banc nordiste cet été, sait que mercredi (18 h 45, Canal+ Foot), il n’y aura pas d’excuse. Galatasaray est dans la même galère, avec deux revers face au Sporting (3-1) et au Barça (1-4). C’est le duel des vaincus, et le perdant risque de voir le top 24 s’éloigner très vite. Pour faire simple : avec cinq matchs à jouer ensuite, Lille doit absolument lancer son compteur au stade Pierre-Mauroy.

Le programme de la 3e journée, entre gros chocs et matchs pièges

Au-delà des matchs des clubs français, la semaine est copieuse. Deux soirées, dix-huit rencontres, et quelques affiches qui pourraient déjà peser lourd dans la course au top 8.

Les autres affiches de la Ligue des Champions à suivre

  • Bayern Munich – Arsenal (mercredi, 21 h) : le finaliste malheureux de Budapest, encore parfait cette saison (4 buts marqués, 0 encaissé), défie un Bayern accroché à Stavanger. Probablement le match le plus tactique de la semaine.
  • Real Madrid – RB Leipzig (mercredi, 21 h) : les Merengues ont gagné leurs deux matchs, mais en encaissant quatre buts. Leipzig, avec trois points, n’a rien d’un sparring-partner.
  • Liverpool – Villarreal (mardi, 21 h) : Anfield face à un sous-marin jaune qui vient de battre Naples (3-1).
  • Stuttgart – Atlético de Madrid (mardi, 21 h) : la belle surprise allemande face à un Atlético qui reste sur une victoire contre Manchester United (2-0).
  • Inter Milan – Chakhtar Donetsk (mercredi, 21 h) : zéro point, et déjà l’obligation de gagner pour des Intéristes en plein doute.

Ajoutez Manchester City, qui reçoit l’AEK Athènes avec l’ambition de rebondir après sa claque contre Paris, ou Naples, qui accueille Bodø/Glimt dos au mur, et vous avez une journée où rien n’est écrit d’avance.

Paris peut-il vraiment viser le triplé ?

La question va revenir tout l’hiver. Sur le papier, le PSG a tout : un effectif profond, un Dembélé toujours aussi décisif, une génération Doué-Zaïre-Emery-Neves qui a déjà l’expérience de deux finales, et un Luis Enrique qui a fait de cette équipe un bloc d’une rare cohérence. Il y a aussi cette habitude de gagner les matchs serrés : la saison dernière, Paris a remporté quatre trophées au bout de séances de tirs au but (Supercoupe d’Europe, Coupe intercontinentale, Trophée des champions et Ligue des Champions).

Mais l’histoire de la C1 rappelle aussi que l’on se fait vite rattraper. Arsenal a une revanche à prendre. Le Barça marque à chaque sortie. Le Bayern, Liverpool et le Real Madrid restent le Bayern, Liverpool et le Real Madrid. Et la fatigue, entre la Ligue 1, les sélections et cette phase de ligue à huit matchs, finit toujours par se faire sentir quelque part.

La route est encore longue jusqu’au Metropolitano de Madrid, qui accueillera la finale 2027. Mardi soir, on saura au moins une chose : si ce PSG-là a encore une longueur d’avance sur le Barça, ou si l’Europe a enfin trouvé de quoi le faire douter.

Vos questions sur la Ligue des Champions 2026-2027

À quelle heure et sur quelle chaîne voir PSG-Barcelone ?

Le match se joue mardi 20 octobre 2026 à 21 h au Parc des Princes. Il est diffusé sur Canal+ Foot.

Quels clubs français jouent la Ligue des Champions cette saison ?

Ils sont trois : le Paris Saint-Germain, le RC Lens et le LOSC Lille.

Combien de matchs compte la phase de ligue ?

Chaque équipe dispute huit matchs contre huit adversaires différents : quatre à domicile, quatre à l’extérieur.

Comment se qualifier pour les huitièmes de finale ?

Les huit premiers du classement sont qualifiés directement. Les équipes classées de la 9e à la 24e place passent par des barrages aller-retour. Les douze dernières sont éliminées.

Qui a remporté la dernière Ligue des Champions ?

Le PSG, vainqueur d’Arsenal en finale le 30 mai 2026 à Budapest (1-1 a.p., 4-3 aux tirs au but). C’était son deuxième titre consécutif.

Où se jouera la finale 2027 ?

Au stade Metropolitano de Madrid, l’antre de l’Atlético, qui avait déjà accueilli la finale de 2019.

Nuno Mendes sera-t-il présent contre le Barça ?

Non. Le latéral portugais s’est blessé à la cuisse à Strasbourg et manquera le choc de mardi, ainsi que plusieurs semaines de compétition.

Rendez-vous mardi, puis mercredi

Trois clubs français, trois situations très différentes. Paris veut confirmer qu’il reste le patron de l’Europe, Lens doit éviter de glisser, Lille n’a plus le droit à l’erreur. Le Parc des Princes donnera le ton mardi, Bruges et Pierre-Mauroy prendront le relais mercredi. Et vous, vous voyez qui sortir vainqueur de ce PSG-Barça ?

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