Akliouche, la recrue parisienne qui a mis tout le monde d’accord en une semaine
Le 10 octobre, il marquait contre Le Mans au Parc des Princes. Quatre jours plus tard, il faisait trembler les filets de l’Etihad Stadium. Et samedi, à Strasbourg, il sortait en boitant après un tacle qui a fait grimacer tout le banc parisien. La semaine de Maghnes Akliouche ressemble à un résumé express de la vie au PSG : la lumière, la pression, et les coups.
Ce lundi, la bonne nouvelle est tombée : l’ancien Monégasque était bien présent à l’entraînement collectif, à la veille de la réception du FC Barcelone en Ligue des Champions. Ouf. Parce qu’à ce moment précis de sa saison, Akliouche n’est plus la » recrue à 50 millions qui doit s’adapter « . Il est devenu un vrai sujet de discussion.
De Tremblay-en-France au Rocher : comment tout a commencé
Pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui à Paris, il faut remonter un peu. Maghnes Akliouche est né le 25 février 2002 à Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Encore un gamin du 93, ce vivier qui n’en finit plus d’alimenter le football français.
Il rejoint le centre de formation de l’AS Monaco en 2017. Les débuts pros arrivent le 16 octobre 2021, en entrant en jeu lors d’une défaite 2-0 à Lyon. Pas franchement la soirée rêvée. Mais le bonhomme est patient. Son premier but senior tombe en Coupe de France contre Rodez, le 7 janvier 2023. Puis son premier but en Ligue 1, le 13 août 2023, lors d’une victoire 4-2 à Clermont.
À partir de là, la courbe ne fait que monter. Gaucher, 1,83 m, capable de jouer en meneur axial comme côté droit pour repiquer dans l’axe, il devient l’un des joueurs les plus élégants du championnat. Un profil à l’ancienne dans un corps de footballeur moderne : il aime le ballon, il aime l’orienter, et il sait accélérer quand le bloc adverse s’ouvre.
Les années monégasques d’Akliouche en quelques repères
Sur le Rocher, il a laissé des souvenirs bien concrets. Quelques moments qui comptent :
- Un but et un titre de meilleur joueur face au FC Barcelone lors du Trophée Joan Gamper 2024, remporté par Monaco.
- Plusieurs campagnes de Ligue des Champions, où il a pris l’habitude des grandes soirées européennes.
- Un bilan global de 139 matchs et 23 buts toutes compétitions confondues avec l’équipe première monégasque.
Avant ça, il avait aussi soulevé le Tournoi Maurice-Revello en 2022 avec les Bleuets U20. Un tournoi qui a souvent servi de rampe de lancement à de futurs internationaux.
Un transfert qui se préparait depuis longtemps
Autant le dire tout de suite : le PSG n’a pas découvert Akliouche cet été. Le club de la capitale le suivait déjà un an plus tôt. À l’époque, la presse évoquait même un intérêt de Manchester City, ce qui donne un petit goût savoureux à ce qui s’est passé à l’Etihad la semaine dernière.
Le dossier s’est finalement conclu le 6 août 2026. Akliouche a signé à Paris jusqu’en 2031, pour un montant estimé à environ 50 millions d’euros. Il hérite du numéro 11. Six jours plus tard, il était déjà titulaire en Supercoupe d’Europe face à Aston Villa, à Salzbourg. Victoire 2-1, premier trophée avec Paris. Difficile de rêver meilleure entrée.
Bon, tout n’a pas été rose pour autant. Le PSG a ensuite perdu le Trophée des champions, et le début de saison en Ligue 1 a été poussif. Après cinq journées, Paris ne pointait qu’au sixième rang, avec Monaco – oui, son ancien club – en tête. Le genre de détail qui alimente les discussions au comptoir.
Le temps de jeu d’Akliouche sous Luis Enrique
Le problème, quand on arrive dans un effectif double champion d’Europe en titre, c’est la concurrence. Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Khvicha Kvaratskhelia… La hiérarchie offensive parisienne n’est pas du genre à s’ouvrir facilement.
Et pourtant. D’après L’Équipe, Akliouche affichait, avant le déplacement à Strasbourg, le septième temps de jeu de l’effectif, et le plus élevé de toutes les recrues estivales. Luis Enrique lui fait confiance, clairement. Mais l’Espagnol a aussi une règle bien connue : ne pas trop encenser ses joueurs quand tout va bien, ne pas trop les enfoncer quand tout va mal. Dans l’entourage du joueur, on appelle d’ailleurs à garder la tête froide.
| Club | Période | Matchs (toutes compétitions) | Buts |
|---|---|---|---|
| AS Monaco | Octobre 2021 – août 2026 | 139 | 23 |
| Paris Saint-Germain | Depuis août 2026 | 11 | 2 |
| Dont Ligue 1 2026-2027 (PSG) | Au 17 octobre 2026 | 7 (4 titularisations, 406 minutes) | 1 |
Le Mans, Manchester City, Strasbourg : la semaine de tous les contrastes
Voilà ce qui s’est passé. Le 10 octobre, Paris reçoit Le Mans. Victoire 3-1, et Akliouche est désigné meilleur joueur du match par une bonne partie de la presse. But, activité, justesse technique : la totale.
Puis vient Manchester City. Un vrai test, face à une équipe qui restait sur six victoires en six matchs de Premier League. Et là, Paris sort une première période en mode rouleau compresseur : Doué, Dembélé et Vitinha, 3-0 à la pause. Erling Haaland réduit l’écart en début de seconde période (1-3). Et c’est là que ça se complique pour City… parce qu’Akliouche frappe fort, Gianluigi Donnarumma – oui, l’ancien gardien parisien – repousse maladroitement, et le ballon retombe dans le but. 4-1 à l’heure de jeu. Haaland signera un doublé, mais le mal est fait : 4-2, première victoire de l’histoire du PSG à l’Etihad.
On ne va pas se mentir : le but n’est pas le plus beau de sa carrière. Mais à ce niveau, un but qui tue le suspense vaut de l’or. Après le match, le joueur a surtout insisté sur le bilan collectif d’une semaine à deux victoires, tout en reconnaissant que la seconde période avait été bien plus compliquée.
Le tacle de Strasbourg qui a fait peur
Samedi, retour sur terre. À la Meinau, le PSG s’impose 3-1, mais en fin de match, Akliouche est victime d’un gros tacle à la cheville de Jeyland Mitchell, près du rond central. Pas de sanction. Le Parisien termine en boitant, les images de sa cheville circulent sur les réseaux, et tout le monde commence à compter les jours avant le Barça.
Résultat ? Plus de peur que de mal, a priori. Sa présence à l’entraînement de ce lundi a rassuré le camp parisien. Reste à savoir si Luis Enrique prendra le risque de le titulariser, ou s’il préférera le ménager.
| Date | Match | Compétition | Score | Rôle d’Akliouche |
|---|---|---|---|---|
| 28 septembre 2026 | Belgique – France | Ligue des nations | 0-1 | Titulaire (77 minutes) |
| 2 octobre 2026 | France – Italie | Ligue des nations | 1-1 | Non entré en jeu |
| 5 octobre 2026 | France – Belgique | Ligue des nations | 4-1 | Titulaire (60 minutes) |
| 10 octobre 2026 | PSG – Le Mans | Ligue 1 | 3-1 | Titulaire, 1 but |
| 14 octobre 2026 | Manchester City – PSG | Ligue des Champions | 2-4 | Titulaire, 1 but |
| 17 octobre 2026 | Strasbourg – PSG | Ligue 1 | 1-3 | Titulaire, sorti touché en fin de match |
Et chez les Bleus, où en est-il ?
Côté équipe de France, le parcours d’Akliouche ressemble à des montagnes russes. Né en France, d’origine algérienne, il possède les deux nationalités. Mais c’est bien avec les Bleus qu’il a choisi d’écrire son histoire internationale.
Le 14 mai 2026, Didier Deschamps le retient dans sa liste des 26 pour la Coupe du monde. Une belle récompense. Le problème, c’est qu’une fois sur place, son temps de jeu reste anecdotique : douze minutes contre l’Irak (3-0) en phase de groupes, puis le banc pour le reste du tournoi. La suite, tout le monde la connaît : défaite 2-0 contre l’Espagne en demi-finale, puis une folle petite finale perdue 6-4 face à l’Angleterre. Quatrième place, et fin de l’ère Deschamps.
Zidane, un oubli… puis un rappel
Zinédine Zidane est nommé sélectionneur le 28 juillet 2026. Et pour sa toute première liste, le 18 septembre, surprise : Akliouche n’y figure pas. Zizou parle de choix, et assure que ça n’a rien à voir avec les qualités des joueurs écartés.
Mais le football a parfois un drôle de sens du timing. Quelques jours plus tard, Warren Zaïre-Emery se blesse aux adducteurs, et c’est Akliouche qui est appelé pour le remplacer. Concrètement, il n’a pas laissé passer sa chance : titulaire lors de la victoire 1-0 en Belgique, puis de nouveau au coup d’envoi face aux Belges au Stade de France (4-1), avant de laisser sa place à Rayan Cherki. Pas mal, pour un joueur qui n’était pas dans la liste initiale.
Ce qui joue en sa faveur pour la suite :
- Sa polyvalence, utile dans un groupe où la concurrence est énorme sur les ailes et en soutien de l’attaquant.
- Son statut de titulaire régulier dans un club qui joue chaque saison pour gagner la Ligue des Champions.
- Sa capacité à peser dans les gros matchs, comme il vient de le montrer à Manchester.
Le profil d’Akliouche : pourquoi il colle au jeu de Luis Enrique
Pour faire simple, Akliouche est un joueur qui pense avant de recevoir. Il oriente ses contrôles, cherche le une-deux, et aime décrocher entre les lignes pour jouer face au jeu. Exactement ce que Luis Enrique demande à ses offensifs : de la mobilité, de la circulation, et un gros volume de pressing à la perte.
Mais attention, son jeu n’est pas parfait. Physiquement, il reste un joueur fin, qui peut souffrir dans les duels. Et son ratio buts/matchs à Monaco montre qu’il n’est pas un finisseur pur. Franchement, ce n’est pas ce que Paris attend de lui en priorité. Le club cherchait surtout un joueur capable de faire respirer l’équipe et de dépanner à plusieurs postes, sans faire baisser le niveau.
Ce qu’il apporte concrètement au PSG :
- Une alternative crédible à Dembélé et Doué sur le côté droit, avec un pied gauche qui lui permet de rentrer dans l’axe.
- Une option en milieu offensif quand Luis Enrique veut plus de contrôle avec ballon.
- De l’expérience de la Ligue 1 et de l’Europe, sans période d’adaptation au championnat.
D’ailleurs, ce dernier point n’est pas un détail. Beaucoup de recrues étrangères passent leurs premiers mois à découvrir l’intensité d’un Lens-PSG ou d’un déplacement à Brest en hiver. Akliouche, lui, connaît la musique depuis des années.
PSG – Barça : le prochain rendez-vous
Mardi soir, le Paris Saint-Germain accueille le FC Barcelone pour la troisième journée de la phase de ligue. Les deux équipes arrivent avec la confiance : Paris a gagné ses deux premiers matchs européens et pointe en tête, le Barça n’a toujours pas perdu de la saison, toutes compétitions confondues.
Pour Akliouche, c’est l’occasion de confirmer. Une semaine de feu ne fait pas une saison, et il le sait. Mais un bon match face au Barça, après City, et il passerait clairement du statut de » bonne surprise » à celui de joueur avec qui Luis Enrique doit compter chaque semaine. Petit clin d’œil de l’histoire : c’est déjà face aux Catalans, lors du Trophée Gamper 2024, qu’il avait signé l’une de ses soirées les plus marquantes avec Monaco.
Questions fréquentes sur Maghnes Akliouche
Quel âge a Maghnes Akliouche ?
Il est né le 25 février 2002 à Tremblay-en-France. Il a donc 24 ans.
Combien le PSG a-t-il payé pour Akliouche ?
Le montant du transfert depuis l’AS Monaco est estimé à environ 50 millions d’euros. Le joueur a signé le 6 août 2026.
Jusqu’à quand Akliouche est-il sous contrat avec le PSG ?
Il est lié au club de la capitale jusqu’en 2031.
À quel poste joue Akliouche ?
Il évolue surtout comme milieu offensif ou ailier droit. Gaucher, il aime repiquer dans l’axe.
Akliouche est-il blessé avant PSG – Barcelone ?
Il a été touché à la cheville à Strasbourg, mais il a participé à l’entraînement collectif ce lundi, à la veille du match.
A-t-il joué la Coupe du monde 2026 ?
Oui, il faisait partie des 26 Bleus. Il a joué douze minutes contre l’Irak en phase de groupes, sans entrer en jeu lors des matchs suivants.
Pourquoi Akliouche joue-t-il pour la France et pas pour l’Algérie ?
Il possède les deux nationalités et a choisi de représenter la France, avec laquelle il a joué dans les sélections de jeunes avant d’intégrer l’équipe A.
Paris a peut-être trouvé mieux qu’une doublure
Deux mois après son arrivée, Akliouche coche déjà beaucoup de cases : un trophée, deux buts, la confiance de son coach et un retour en équipe de France. Rien n’est figé dans un effectif aussi dense que celui du PSG, et la moindre baisse de régime se paie cash. Mais sa semaine entre Le Mans et Manchester a envoyé un message clair. Reste une question : sera-t-il sur la pelouse mardi soir face au Barça, et surtout, saura-t-il enchaîner ? Réponse au Parc des Princes.












